Revenus : qui gagne combien ?
20 octobre 2016 - La moitié de la population vit avec moins de 1 700 euros par mois pour une personne seule après impôts et prestations sociales, 90 % perçoivent moins de 3 100 euros. Le niveau de vie des couches moyennes se situe aux alentours de 1 700 euros.
10 % de la population vit avec au maximum 900 euros mensuels ou moins - pour une personne seule - et 30 % avec moins de 1 330 euros selon les données 2014 de l’Insee. Le niveau de vie des couches moyennes se situe aux alentours de 1 700 euros par mois. A partir de 2 000 euros, on entre dans le tiers le plus favorisé et à partir de 3 100 euros, on se distingue vraiment du lot en accédant au dixième le plus aisé.
Ces données doivent être utilisées avec précaution. D’une part, il ne s’agit pas du salaire mais du niveau de vie, qui – outre les salaires –, comprend les revenus du patrimoine (immobilier, placements financiers ou autres) et les prestations sociales, desquels on déduit les impôts versés. D’autre part, il s’agit des revenus pour l’équivalent [1] d’une personne seule, non de ceux des couples ou des familles. De plus, ces données ne prennent pas en compte le coût du logement. Un célibataire qui touche 1 700 euros ne vit pas de la même façon selon qu’il doit débourser pour son loyer 700 euros par mois à Paris ou 300 euros à Limoges.
Reste un constat général : ces données sont très éloignées des chiffres les plus médiatisés qui situent parfois les « classes moyennes » à 4 000 ou 5 000 euros mensuels [2], des niveaux qui n’ont rien du tout de « moyen ». Il est vrai que la confusion règne souvent sur les concepts utilisés : on précise rarement s’il s’agit de revenu par personne ou par famille et quelles sont les ressources prises en compte.
Notes
[1] « Equivalent » parce que c’est une personne dont les revenus sont théoriques, calculés à partir de la division de la masse globale des revenus en parts. Le niveau de vie réellement perçu des personnes seules n’est pas identique comme on peut le lire dans notre article « Comment mesurer les inégalités de revenus ? ». Pour simplifier, nous employons parfois l’expression « le revenu d’une personne seule », alors que c’est le « revenu équivalent théorique d’une personne », celui qui permet la comparaison entre les différentes formes de ménages.
[2] Dans ce cas, on parle de classes moyennes « supérieures » pour éviter de parler de classes aisées.
Date de rédaction le 20 octobre 2016
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